

C
e vitrage actif à teinte
variable équipe à ce jour
une vingtaine de bâti-
ments non-résidentiels (bureaux,
universités et écoles, hôpitaux)
sa cible prioritaire, en Amérique
du Nord, Moyen-Orient et
Europe. Outre ses partenariats
avec Velux, (fenêtre de toit
électrochrome) ou les véranda-
listes Akena, Concept alu, Alu
Rideau, cette solution trouve
aujourd’hui toute sa pertinence
au siège de l’INPI, une construc-
tion de 12 500 m² qui a vu le
jour en 2012 à Courbevoie (92),
certifiée HQE et labellisée Bepos.
« Une solution de substitution,
car nos stores extérieurs auto-
matiques étaient peu efficaces »
,
explique-t-on au siège de
l’INPI, dont les équipes ont reçu
Pierre-André de Chalendar,
PDG du groupe Saint-Gobain.
AMÉLIORER
LES CONDITIONS DE TRAVAIL
Pour moduler l’apport de
lumière naturelle et améliorer
les conditions de travail des
550 collaborateurs, l’INPI a
donc réfléchi à une solution
automatique, générant peu de
maintenance et surtout, des
économies d’énergie. Ce vitrage
limitera ainsi les besoins en
éclairage artificiel et les consom-
mations énergétiques (une
réduction de 15 à 40%estiment
les responsables de Saint-
Gobain). Quelque 500 brevets
protègent aujourd’hui cette
technologie, qui présente la
particularité de foncer ou de
s'éclaircir électroniquement
en fonction de la quantité de
lumière reçue, tout en conser-
vant sa transparence. La trans-
mission lumineuse peut varier
de 1 à 59 % avec 4 niveaux de
réglage : teinte clair, légère,
forte et sombre. Le procédé
permet de gérer, soit automa-
tiquement, soit manuellement,
les apports extérieurs de
lumière et de chaleur. Commer-
cialisé à l’échelle industrielle
depuis trois ans par Saint-
Gobain, le vitrage SageGlass
représente l’aboutissement de
recherchesmenées il y a plus de
20 ans sur les premiers produits
actifs baptisés à l’époque des
vitrages électrochromes. Le
fabricant envisage aujourd’hui
un déploiement de sa techno-
logie à plus grande échelle et
prévoit la construction d’une
nouvelle usine en Europe d’ici
3 à 4 ans, lorsque l’usine amé-
ricaine qui fabrique actuelle-
ment SageGlass aura atteint
les limites de ses capacités de
production.
« Les réalisations
de grande dimension débutées
il y a juste deux ans aux Etats-
Unis vont entraîner un effet
"boule de neige" »
, prévoit
Pierre-André de Chalendar, qui
relève l’accélération des prises
de commandes en Europe et
annonce de nouveaux grands
chantiers.
n
Quelque 1 400 m² de vitrage Sageglass équipent trois façades du siège de l’INPI à Courbevoie
depuis septembre 2016. Et Saint-Gobain prévoit d’implanter une nouvelle usine en Europe
d’ici 3 ans.
COURBEVOIE
(92)
14
actualités
Un partenariat commercial (dont les termes n’ont pas été divulgués) entre l’INPI
et Saint-Gobain a permis le changement de 1 400 m² de vitrages sageglass
au siège de l’INPI, le plus important bâtiment en France
ayant adopté cette technologie,
« fleuron de nos produits de demain »
,
souligné par Pierre-André De Chalendar, PDG de Saint-Gobain
Les ambitions du vitrage actif
Saint-Gobain nouvelle génération
révélées à l’INPI
I V
&
MA
n° 269
I février • mars 2017 I
www.verre-menuiserie.com
l
actualités
Crédit
Photo : Fabienne Leroy
Transmission d’expérience
chez Elumatec
Transition en douceur et transfert
de compétences entre Alain Lordan,
directeur commercial d’Elumatec
France et responsable technico-
commercial de la marque, pour
son départ en retraite, et Frédéric
Bouvier, qui reprend donc les rênes
commerciaux de la filiale française.
Après avoir formé durant 7 mois
son successeur, Frédéric Bouvier
a ainsi rapidement intégré
les connaissances techniques
approfondies du fabricant majeur
de machines pour l’usinage des
profilés en aluminium, en acier et
en PVC. L’expérience précieuse
construite par Alain Lordan se
poursuit désormais avec un capital
de connaissances uniques dans
lequel Frédéric Bouvier pourra
puiser pour remplir sa nouvelle
mission :
« la technicité des produits
et la gamme complète couvrant
tous les segments du marché me
permettront de renforcer notre
présence auprès de notre clientèle
et de répondre aux besoins sur-
mesure des différentes entreprises,
nécessitant des solutions techniques
les plus appropriées »
. De son côté,
Alain Lordan qui a développé
la division PVC d’Elumatec dès les
années 90, un marché alors en très
forte progression, avait été nommé
à la direction commerciale, puis
à la direction générale de la filiale
française. Installé à La Rochelle
depuis 2010, il a cumulé durant
six ans les fonctions de directeur
commercial et technico-commercial,
responsable d’un secteur à fort
potentiel dans l’Ouest. Une activité
qu’il quitte pour s’impliquer dans
une autre histoire en s’inscrivant
à l’université de La Rochelle pour
reprendre des études… et s’adonner
à une de ces passions, l’Histoire !
Pour rappel, présent en France
depuis plus de 50 ans, Elumatec
a récemment rejoint la holding
italienne Cifin et le dynamique
dirigeant d’Elumatec France,
Yvon Wirz, a réaffirmé l’engagement
humain et de service, mais aussi
hautement technologique et durable
de l’entreprise.