

le coulissant Lumeal (ouvrant
caché) est classé niveau 3 »
.
Technal a en effet choisi de
se positionner par rapport à
la classification européenne,
« parce qu’elle valide un châssis
dans son ensemble »
, ajoute
Marion Villard.
4. LES COULISSANTS À
LEVAGE ET À TRANSLATION
SONT BIEN PLUS EFFICACES
EN MATIÈRE DE RETARD
À L’EFFRACTION ?
Oui, assurément. D’ailleurs les
industriels orientent les profes-
sionnels vers ce type de pro-
duit lorsque la demande en
sécurité est forte. Chez Kawneer,
la gamme Mega Trend répond
à cet enjeu. Chez Millet,
« le
nouveau coulissant mural M3DS
à débordement ou à translation,
qui remplace le galandage tradi-
tionnel
bénéficie de deux rails,
enhaut et enbas, dont un rail anti-
dégondage (en haut) et de huit
gâches de sécurité »
, indique
Florent Ardouin, Directeur com-
munication etmarketing relation-
nel du groupe GMI. Sepalumic
propose un coulissant à levage
difficilement violable compte
tenu du poids du vantail. Pour
renforcer la sécurité,
« nous pré-
conisons le coulissant à débor-
dement, avec galets sécurisés
autour du châssis »
, résume
Olivier Didion, Responsable
techniques appliquées de Maco
Ferrures, qui propose depuis un
an une nouvelle serrure accro-
chée pour le levant-coulissant
(RC2).
et verticalement) et à enroule-
ment.
« La norme décrit les temps de
résistance à l’effraction et les
outils utilisés par le malfaiteur
(tournevis, pied de biche, etc.) »
,
explique Thierry Thomas, Chef
de produit Schüco. Elle définit
les classes de résistance à
l’effractionRC1 (moinsde3min.),
RC 2 (3 min.), RC 3 (5 min.).
Le gammiste évoque également
le label A2P qui garantit que le
produit a été testé :
« seuls les
industriels peuvent supporter
les contraintes liées à ces tests
qui concernent les ferrages et
les montants du coulissant et
exigent une visite annuelle et
des contrôles de fabrication »
,
ajoute-t-il en revanche.
3. LE COULISSANT
EST-IL TOUJOURS LE PARENT
PAUVRE DE LA SÉCURITÉ ?
« La sécurité de la baie coulis-
sante est un sujet récurrent, les
industriels n’ont pas résolu le
problème, ce qui ne veut pas
dire que la baie n’est pas sécuri-
sante dans ses formes actuelles,
mais en termes de retardement
à l’effraction, le compte n’y est
pas »
, déclare Bertrand Lafaye,
Responsable marketing et
communication de Kawneer.
Globalement,
« si un coulissant
est plus facile à violer, les cam-
brioleurs ne vont pas s’amuser
à casser le vitrage, il faut donc
renforcer lesmontants »
, indique
Pierre Lorillard, Directeur de
l’enseigne Lorenove. Des pro-
grès sont réalisés.
« Le coulissant
n’est plus le parent pauvre de
la sécurité, il existe un panel de
solutions, comme des systèmes
de retardement à l’effraction et
des pennes de sécurité placés
en haut du coulissant et dissi-
mulés dans le mur, qui sont
efficaces »
, affirmeMarc Contini,
Chargé de projets marketing de
Reynaers. Chez Technal, Marion
Villard, Chef de produit, n’hésite
pas à déclarer :
« nous sommes
à l’aise avec ce sujet, d’ailleurs,
actualités
98
prospective
Crédit Photo :Bouvet
Précurseur, Bouvet a dû arrêter la gamme certifiée A2P
lancée il y a quelques années, alors trop onéreuse pour le marché
Coulissant PVC à translation proposé par Lorenove
Pack sécurité PVC
proposé par Castes Industrie
Gâche de sécurité Roto Frank
Crédit Photo : Lorenove
Crédit Photo :Castes Industrie
Chiffres clés
• 380 000, c’est le nombre moyen
de cambriolages par an
en France
• 5 minutes, c’est le délai moyen
après lequel une tentative
d’effraction est abandonnée
• 4 000
€
, c’est le coût moyen
d’un cambriolage
(Source : ONDRP, cité par Technal dans
sa brochure "Résistance à l’effraction")
Crédit Photo :Roto Frank
Groupe Millet - Rail antidégondage
coulissant M3Ds
Galet tête champignon avec gâche
de sécurité en acier - Solabaie
I V
&
MA
n° 265
I juin • juillet 2016 I
www.verre-menuiserie.com
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marchés
Crédit Photo :GroupeMillet
Crédit Photo :Solabaie