VMA 307

JUIN - JUILLET 2023 | V&MA 307 | www.verre-menuiserie.com 60 Technique | Équipement La limite ? Le transport ! « Les vibrations liées à l’acheminement par la route peuvent avoir une incidence sur les fixations ; en outre, il faut évidemment que les éléments soient correc- tement installés  », poursuit-il. Aujourd’hui, preuve de son engagement, « SFS dédie un collaborateur à la construction hors-site, car en tant que fournisseur d’accessoires, nous délivrons des produits pour toute la chaîne de fabrication dumarché des éléments modulaires (structure bois, métallique, panneaux en 2D et en 3D, habillage en bardage, etc.)  », témoigne François Varacca. Au final, résume Maxime Boileau, «  les trois dernières années ont été compliquées ; en France, nous devons construire plus et pas cher, les solutions permettant de répondre à ces deux enjeux sont les bienvenues ; le hors-site a ainsi une carte à jouer pour maîtriser les coûts de construction . Car, en règle générale  » , observe-t-il, « les industriels fournissent des systèmes et services de qualité, mais les choses se gâtent sur les chantiers  ». C’est pourquoi le hors-site a un bel avenir. « Tout n’est pas industrialisable, néanmoins si le secteur du bâtiment s’inspire de la construction automo- bile pour monter les produits en usine, alors il gagnera en efficacité, ne serait-ce qu’en évitant les nombreux déplacements des opérateurs dans les points de vente du négoce et les désordres, liés à un manque de coordination entre les différents corps de métiers  », argumente encoreMaxime Boileau. Sans compter une gestion plus sobre des chantiers… Les voyants sont au vert : le contexte écono- mique, les enjeux écologiques, les exigences réglementaires poussent à l’adoption de ce nouveau mode de construction, qui doit acquérir ses lettres de noblesse et surtout se faire connaître. V.M. Hors-site : une pratique qui devrait atteindre 20 % de la construction mondiale d’ici 2030 Modèle d’industrialisation novateur, la construction hors site qui consiste à modéliser les éléments d’un bâtiment via une maquette numérique avant de les produire en usine, pour ensuite les acheminer sur le chantier pour les y assembler, incite à digitaliser et industrialiser le processus de construction de logements moins chers, tout en étant moins polluant et en faisant appel à des matériaux décarbonés. La construction hors-site permet de réaliser rapidement tous types de bâtiments – logements, hôtels, bureaux, locaux industriels, plateformes de logistique, logements, établissements scolaires... – à l’instar du Campus Thales Bordeaux et ses 60 000 m² de bureaux construits par le pionnier du hors-site GA Smart Building en seulement 18 mois. Autre record à l’actif de l’ETI toulousaine, les 150 000 m² de la plateforme logistique Ory à Brétigny-sur-Orge (91) qui ont vu le jour dans le temps record de 13 mois. ©PotionMediatique Ci-dessus à Malakoff (92), l’ETI toulousaine GA Smart Building et pionnière de la construction hors-site en France, a lancé avec Batipart la réalisation d’un immeuble de bureaux de 22 000 m² pour Safran. Dessiné par Studios Architecture, il a été réalisé en seulement 18 mois, grâce notamment à la modélisation en FullBIM. Il a obtenu le Prix du meilleur projet BIM aux Tekla BIM Awards France 2020 ©PatrickMiaraetReynaers La construction hors site touche de plus en plus les systèmes de façade du type mur-rideau. Reynaers a ici imaginé – pour le programme High Five réalisé à Lyon par le cabinet d’architecture Soho et l’entreprise Gauthier de Cussac-sur-Loire (43) – une création spécifique favorisant une préparation importante en atelier et un montage rapide sur ce chantier

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